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Environnement > L’assainissement
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Epurer l’eau : un impératif
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L’eau recouvre 72 % de la surface de la Terre mais dont 3
% seulement sont constitués d’eau douce. Une ressource
vitale que nous avons le devoir de préserver, simplement
pour qu’elle reste de bonne qualité et qu’il
y en ait suffisamment pour tous.
La consommation en eau de l’homme a crû de façon
vertigineuse et atteint aujourd’hui en France en moyenne 150
litres par individu et par jour. |
Ce volume d’eau usagée ne peut
être rejeté dans le milieu naturel sans conséquence
pour celui-ci car la capacité auto-épuratoire des sols
et des rivières est insuffisante. La solution ? Traiter l’eau
usagée avant de la rejeter dans le milieu récepteur afin
de protéger les réserves naturelles et les nappes phréatiques
en particulier.
Depuis 1970, sur les 20 communes du Pays de Bièvre-Liers une
politique intercommunale d’assainissement a été
engagée. Quels sont les choix qui ont été faits
? Cliquez sur l’assainissement collectif
intercommunal.
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La consommation d’eau |
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L’assainissement collectif intercommunal |
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Le Schéma d’assainissement
du Pays de Bièvre-Liers |
A partir de 1970, les 20 communes de la Bièvre et du Liers se
sont appuyées sur leur structure intercommunale, le District
de La Côte Saint-André (qui s’est transformé
depuis le 1er janvier 2002 en Communauté de communes du Pays
de Bièvre-Liers), pour se doter d’équipements garantissant
la préservation de leurs ressources naturelles en eau.
En 1970, le District
réalise le premier équipement de collecte et de traitement
des eaux usées : la station d’épuration
du Rival. |
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La station d’épuration
du Rival |
| En 1997, ce schéma
d’assainissement collectif est complété par
la mise en service, de la station d’épuration
des Charpillates, à laquelle sont raccordées
neuf communes : La Côte Saint-André, Gillonnay, St
Hilaire de La Côte, La Frette, Penol, Ornacieux, Balbins,
Sardieu et Faramans. |
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| La station d’épuration
des Charpillates |
Actuellement, les deux stations d’épuration du Rival et
des Charpillates permettent l'assainissement collectif de la plupart
des communes du Pays de Bièvre-Liers situées sur la plaine
de la Bièvre ainsi qu'une partie de la commune de St Etienne
de St Geoirs.
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Assainissement de la plaine du Liers :
les travaux ont démarré ! |
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Afin de préparer le raccordement
de dix communes du Liers à la future station d’épuration,
la Communauté de communes vient de lancer la première
tranche de travaux du transit intercommunal.
Les travaux de la première tranche du collecteur intercommunal
s’étaleront sur dix mois. Ils permettront de collecter
les eaux usées des communes de Longechenal, Le Mottier,
Eydoche et Champier. Il seront suivis en 2005 d’une deuxième
tranche de travaux qui concernera les communes de Arzay, Bossieu,
Commelle, Nantoin, Semons et Pommier de Beaurepaire, située
hors périmètre du Pays de Bièvre-Liers.
Parallèlement à ces travaux, la construction
de la station d’épuration du Liers, qui permettra
d’accueillir 7000 équivalent-habitants, est prévue
courant 2005, pour une mise en service fin 2006. Son fonctionnement, à boues
activées, sera similaire à celui de la station
d’épuration des Charpillates, qui donne actuellement
toute satisfaction.
Le dispositif complet d’assainissement collectif (collecteur
intercommunal et station d’épuration) permet de
traiter les eaux usées afin que le rejet en milieu naturel
soit le moins polluant possible et préserve la qualité de
la nappe phréatique du Liers, ressources en eau potable
de nombreuses communes.
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A
savoir !
C’est la Communauté de communes du Pays de
Bièvre-Liers qui assure la compétence assainissement.
Cela signifie qu’avec l’aide des communes, elle est
amenée à gérer l’ensemble des ouvrages
de collecte et de traitement des eaux usées depuis la limite
de propriété du particulier jusqu’aux stations
d’épuration ou lagunages. Elle assure la réalisation
progressive des réseaux de collecte dans les communes.
Renseignements
auprès du Service environnement de la Communauté de
communes du Pays de Bièvre-Liers : Tél. 04 74 20 86
73 |
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La station d’épuration
des Charpillates : un outil innovant qui respecte |
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l’environnement |
Conçue pour protéger la nappe
phréatique de la Bièvre, la station d’épuration
des Charpillates fait appel à des traitements biologiques dont
l’efficacité permet d’ôter 95 à 98 %
de la pollution des eaux usées.
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Quels sont les eaux qui arrivent à
la station d’épuration des Charpillates ? |
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Les effluents domestiques des communes
raccordées, |
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c’est-à-dire
les eaux usées provenant de la machine à laver, l’évier,
la baignoire, des toilettes, du lave-vaisselle etc. |
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Les effluents industriels, |
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selon
autorisation de raccordement du Pays de Bièvre-Liers afin
de préserver le process biologique de la station.
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Un exemple à ne pas suivre ! |
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Lorsque
vous jetez votre huile de vidange dans l’évier, que
se passe-t-il ?
Vous tuez les bactéries ! Résultat
: il n’y a plus d’épuration. Pour éviter
cela, sachez que certains déchets peuvent être déposés
à la déchetterie
: huiles de vidange, batteries de voitures, huiles usagées,
piles boutons… |
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la station d’épuration des
Charpillates en Bande Dessinée |
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Le schéma d’épuration
de la station des Charpillates |
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Transit des eaux usées |
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La station reçoit et
traite les effluents domestiques des communes raccordées
(9700 équivalents-habitants) ainsi que certains effluents
industriels autorisés à se raccorder. |
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Prétraitements |
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Lorsque l’eau arrive
à la station, elle passe à travers le
dégrilleur qui retient par action mécanique
les déchets les plus volumineux (feuilles, bouteilles et
sacs en plastique…), qui seront acheminés par les ordures
ménagères. |
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L’eau passe
ensuite par un dessableur-dégraisseur. Le sable, qui est
lourd, tombe au fond, (décantation) tandis que les huiles
et graisses, légères, remontent à la surface
à l’aide de fines bulles d’air. On peut ainsi
les récupérer. |
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Traitement biologique |
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Une fois ce premier traitement
terminé, il reste des pollutions dissoutes dans l’eau.
Pour les éliminer, la station met alors en œuvre un
processus biologique, la culture de bactéries spécifiques,
se déroulant en deux phases : |
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le
passage de l’eau dans un bassin d’anoxie,
milieu sans oxygène qui contraint les bactéries à
utiliser l’oxygène des nitrates, ce qui détruit
les nitrates ; |
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l’oxygénation
et le développement de ces bactéries dans un bassin
d’aération, pour qu’elles agissent sur
les polluants carbonés. |
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A l’issue de ce traitement,
l’eau passe par un clarificateur.
Les bactéries vont dans le fond du bassin pour former les
boues. Quant à l’eau épurée, elle peut
rejoindre le milieu naturel. |
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Le rejet par percolation |
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Grâce à 6 bassins
d’infiltration/percolation, l’eau épurée
pénètre lentement dans le sol avant de rejoindre la
nappe phréatique. La capacité auto-épuratoire
du sol permet de terminer l’épuration résiduelle. |
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Valorisation des boues |
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De leur côté,
les boues sont traitées. Elles se décantent dans un
épaississeur avant de passer dans une presse à bande
pour optimiser leur déshydratation. L’ajout de chaux
permet ensuite de les stabiliser, évite la fermentation ainsi
que le dégagement d’odeur et autorise leur stockage.
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Leur bonne qualité
en font un engrais organique utilisé pour l’épandage
agricole. Azote, phosphore, calcium, magnésium ou encore
potassium et matière organiques sont autant de composés
fertilisants pour les cultures. |
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Que faire des boues traitées ? |
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L’assainissement autonome |
L’assainissement non collectif, également appelé
assainissement individuel ou autonome, consiste à traiter les
eaux usées d’une habitation.
Il a deux objectifs : éliminer la pollution occasionnée
par les eaux usées domestiques et sauvegarder la qualité
du milieu naturel, en particulier de l’eau superficielle ou souterraine.
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Qui est concerné ? |
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Si votre habitation n’est
pas en situation d’être raccordable à un réseau
d’égout (maison isolée…),
vous devez disposer d’une installation d’assainissement
individuel en bon état de fonctionnement. |
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Si
votre habitation est desservie par un réseau d’égouts,
vous devez vous y raccorder. Dans ce cas, vos eaux usées
sont collectées avec celles d’autres maisons afin d’être
traitées : c’est l’assainissement
collectif |
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Le fonctionnement de l’assainissement
autonome en 3 étapes : |
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Collecte : |
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les eaux usées sont
produites à différents endroits de la maison : cuisine,
WC, salle de bain...(sont exclues toutes les eaux de pluie : toiture,
terrasse…). Ces eaux usées doivent d’abord être
collectées pour pouvoir être traitées. |
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Prétraitement : |
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les eaux usées collectées
contiennent des particules solides et des graisses qu’il faut
éliminer afin de ne pas perturber le traitement ultérieur.
Ce prétraitement est généralement réalisé
dans une fosse, appelée fosse septique toutes eaux. |
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Traitement : |
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en sortie de la fosse, les
eaux sont débarrassées des particules indésirables
et peuvent ainsi être traitées par une installation
adaptée aux caractéristiques locales (sol..). |
A
savoir !
Afin que le dispositif d’assainissement individuel
fonctionne durablement, il doit tenir compte des caractéristiques
et contraintes du terrain : perméabilité, niveau de
la nappe phréatique, pente, surface disponible, existence
d’un puits à proximité…. Les
techniques de traitement seront choisies en fonction des contraintes
du terrain. Pour choisir la meilleure solution : faire appel à
des professionnels compétents. |
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L’entretien de votre installation |
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Une vérification et
un entretien régulier de l’installation est nécessaire.
La fosse doit être notamment vidangée, environ tous
les quatre ans, par une entreprise spécialisée.
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Votre
installation d’assainissement individuel, qu’elle soit
ancienne ou nouvelle (par exemple lors de la construction d’une
habitation neuve…), doit être conforme à la réglementation. |
A
savoir !
La Communauté de communes du Pays de Bièvre-Liers
prépare l’organisation d’un service public de
l’assainissement non collectif qui permette d’assurer
un suivi de l’installation autonome et d’aide à
la mise en conformité des installations non conformes. Ce
service devra être opérationnel avant le 31/12/2005.
Renseignements auprès du Service
environnement de la Communauté de communes du Pays de Bièvre-Liers
: Tél. 04 74 20 86 73 |
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